Parfois, on construit tellement bien… qu’on finit par s’enfermer.

Il y a quelques jours j'ai revu une ancienne collègue.
On ne s'était pas vues depuis des années.
Ma démission a été assez mystérieuse.

A l'époque où elle m'a connu, je suivais la voie qu'on m'avait demandé de prendre.
Un master, un beau poste, une belle entreprise, des responsabilités.
J’ai coché les cases.
J’ai fait ce qu’on attendait de moi.

Et pourtant… quelque chose en moi n’était plus aligné.
Mon mental voulait continuer sur la route toute tracée. Mais mon corps, lui, ne suivait plus.

Je me souviens d’un matin où je me suis réveillée en pleurs. Sans raison apparente.
L’idée même de voir mes collègues me terrifiait.
Ce jour‑là, j’ai compris : ma place n’était plus là-bas.

Alors j’ai choisi.
Pas la facilité.
Pas la sécurité.

J’ai choisi l’alignement.

J’ai choisi de sortir du cadre que j’avais si bien construit.

On me dit souvent que c’est courageux.
Moi je crois que le vrai courage, c’est de rester dans une vie qui ne fait plus sens pour nous.

Et peut‑être que c’est pour ça que j’ai aujourd’hui à cœur d'accompagner les transitions, individuelles ou collectives.

Parce que je sais ce que ça fait de se perdre dans ce qu’on a construit.
Et je sais ce que ça change de s’en libérer.

©Droits d'auteur. Tous droits réservés.

Information icon

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.